Histoire du Père et du Fils

Je vais te raconter l’histoire du Père et du Fils. Il était une fois ; c’est comme cela que débutent toutes les histoires ; cependant pour celle-ci, elle a eu hors du temps et de l’espace.

Je disais donc qu’il y a eu un moment, hors du temps et un lieu hors de l’espace, où le Père qui existait depuis toujours et dont la nature est amour, décida d’avoir un Fils qui aurait les mêmes pouvoirs et la même immortalité que lui. Malheureusement, comme pour beaucoup de fils, parfois, on voudrait avoir raison et même si l’on sait que nous avons tort et alors, même si l’on sait que notre père nous aime et que c’est lui qui a raison, nous nous rebellons. Rappelez-vous votre enfance pour ceux qui ont un père qui les aime. Combien de fois vous êtes-vous rebellé contre son autorité et même contre sa bienveillance ? Pour ceux dont les pères étaient violents ou sujet aux psychotropes tels l’alcool ou la drogue ou qui faisaient de vous leur bouc émissaire à leur faiblesse ou à leur propre culpabilité, combien il vous était facile de le rejeter et de vous rebeller ?

Dans le cas qui nous occupe, le Fils aimait le Père comme le Père aimait le Fils, mais le Fils voulait, inconsciemment, être le Père et cela même s’il en avait tous les pouvoirs tout en sachant qu’il ne le serait jamais.

Un « jour », le Fils rêva qu’il se séparait du Père qu’il devenait autonome et donc qu’il devait devenir autre chose que le Père. Dans son rêve, le Fils, pris son énergie et la divisa, car plus elle serait divisée, plus il mettrait une distance entre son Père et lui et plus il y aurait dualité entre lui et son Père, alors qu’il ne faisait qu’un. En fait, vu que le Fils rêve, il fait toujours qu’un avec son Père, mais dans son rêve, il lui est impossible de s’en rendre compte.

Dans son rêve, il se subdivisa lui-même en des myriades de particules d’énergie qui se répartirent dans toutes les directions d’un seul coup. Ce fut le Big Bang. Toujours dans son rêve, après l’euphorie du moment de sa création, il est advenu quelque chose, à laquelle il ne s’attendait nullement ?

Voici la conversation entre Lui et l’Égo.

« J’ai peur. »

« De quoi as-tu peur? Tu as créé un monde que même ton Père n’a pas été capable de créer. Tu as de quoi en être fier. »

« Je n’en suis pas sûr. J’ai peur que mon Père ne puisse jamais me pardonner, et qu’il me punisse à la mesure de ce que j’ai fait, car j’ai péché contre Lui. »

« Si tu as si peur, tu n’as qu’à te subdiviser encore et encore tout en continuant à créer des mondes et jamais il ne te trouvera. »

« Je devrais retourner auprès de Lui et Il me pardonnera peut-être. »

« Et s’Il ne te pardonne pas que feras-tu ? Si tu te caches dans ton monde jamais il ne te trouvera. De ce monde, tu peux en faire un paradis, créer tout ce que tu veux, établir les lois que tu veux, être finalement libre de créer tout comme Lui. Si tu retournes auprès de Lui et qu’il te rejette, jamais tu ne pourras créer comme Lui. »

« Mais, j’étais si bien auprès de Lui. »

« Alors, pourquoi l’avoir quitté ? »

« Je ne sais pas, je voulais faire quelque chose de différent, de nouveau. Je voulais être libre de ma création sans tenir compte de ses règles. »

« Mais tu as ce que tu désires et tu n’as qu’à continuer. En te dispersant, comme je te l’ai dit, jamais il ne te trouvera et tu pourras faire tout ce que tu veux. »

« Tu as probablement raison, mais j’ai encore peur. »

En créant cette division de lui-même, en créant la matière, puis cette matière se dispersant vers l’infini engendrant le temps, il « ressentit » la culpabilité. Il se sentit coupable de s’être séparé de son Père. Il ressentit la culpabilité d’avoir créé quelque chose de différent de son Père. Il avait créé la matière opposée à la nature même du Père ainsi que le temps opposé à l’éternité. Il avait créé la dualité entre son Père et Lui. Du moins, c’est ce en quoi il croit. Après la culpabilité, un autre « sentiment » s’est emparé de Lui venant de toute cette dualité créée. Il « ressentit » la peur, une peur immense de ne jamais pouvoir retourner auprès de son Père après ce qu’il avait fait. La peur que jamais son Père n’arrive à lui pardonner cette division. Cette peur et cette culpabilité l’ont conduit à une autre conséquence. Toute culpabilité doit entraîner une punition équivalente à la faute commise, cette punition attendue génère la peur et ainsi de suite.

De ce fait, le Fils devint apeuré des conséquences de cette division, et il en « ressentit » une culpabilité incommensurable. N’ayant d’autre choix que de continuer dans la ligne qu’il s’est tracée, et pour éviter que son Père le retrouve pour le punir, Il multiplia les dualités. Il fit la lumière et les ténèbres, les causes et les effets et Il divisa les lois régissant son monde en plusieurs lois, dont la physique générale régissant l’infiniment grand et la physique quantique, dirigeant le monde de l’infiniment petit. Mais, même en se sentant coupable, Il nourrissait quand même l’espoir de revenir à la maison. Il cacha donc, dans la physique quantique, une piste lui permettant de se rendre compte de l’illusion de son monde, cela lui permettant s’il le désirait vraiment de rentrer chez lui auprès de son Père, mais pour l’instant sa peur était trop forte. De plus, le Fils étant, à la base, amour tout comme son Père, inconsciemment il remplit le vide entre toutes choses de son amour. Cet amour qui donnerait à toutes les choses qu’il créait, tout ce que cette création ou même son Égo désirait, quel que soit son désir réel.

Pour l’Égo, contenu dans le Fils, il se mit à chérir sa particularité et il la partagea à toute sa création. Cette particularité, devint la vraie division entre le Fils et le Père, parce que, cette particularité fut projetée dans tous tes frères et soeurs de par ce Monde, ce qui fit que toi et ton frère ou ta soeur, vous vous sentez différents l’un ou l’une de l’autre. Cela fait également que pour conserver cette particularité, tu dois la défendre contre l’autre. De plus, cette particularité étant contraire à l’unité qui est la nature de Dieu, Dieu devient ainsi l’ennemi.

Pendant ce « temps », le Père tient la main de son Fils avec amour en « attendant » qu’il s’éveille doucement de son rêve. Se rendant compte que son Fils rêvait, Il ne fit cependant aucun cas de son rêve ; toutefois, il savait que s’Il le réveillait, le problème ne serait pas réglé et s’Il ne le réveillait pas, son Fils risquait de se perdre dans son rêve. De plus, Il lui était impossible d’accorder réalité au rêve de son Fils sans se renier lui-même. Il décida alors de créer un esprit qui le connaîtrait Lui, tout en connaissant le rêve de son Fils. Un esprit qui le guiderait quand il sera prêt à sortir de son rêve. Ainsi est né le Saint-Esprit.

Nous, les êtres humains, sommes une création du Fils dans son rêve. De ce fait, toi et moi sommes le Fils de Dieu, le Christ qui est en nous, mais nous ne serons jamais le Père. Si nous nous procréons, cela est dû à l’obscur besoin, dans la folie de notre Égo, de vouloir être le Père. Alors en procréant, dans notre rêve, nous créons l’imperfection.

Michel Maltais

Pardon, paix et amour.

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