Une histoire de Q

Je vais te raconter une histoire merveilleuse, extraordinaire et surprenante. Je veux te raconter l’histoire de la matière.

Au début du premier millénaire et avant, l’on considérait que la matière, dont l’univers, avait été créée par Dieu. Par la suite, à mesure que les religions lâchaient la pression, des savants firent de plus en plus de découvertes. La science se spécialisa de plus en plus en différentes disciplines qui découvrirent différentes lois qui gèrent l’univers. Qui ne se rappelle pas, du fameux f=ma qui constitue la deuxième loi de Newton. À ce moment-là, Newton considérait la lumière comme étant constitué de particules qui furent appelées photons plus tard.

Mais à la fin du 19e siècle, début du 20e, une découverte ouvrit la porte à un monde étrange et merveilleux. Un monde sans commune mesure avec notre vécu de tous les jours et qui chamboulait tout ce que l’on avait appris avant.

Au début du XIXe, soit en 1801, une expérience, somme toute banale, ouvrit la porte à l’inattendue. Il s’agit de l’expérience de la double porte. Thomas Young projeta le faisceau d’un projecteur sur un carton opaque avec deux fentes parallèles; la lumière étant projetée sur les deux rainures seulement. Sur l’écran plus loin en arrière la lumière apparut en cinq bandes tantôt sombres, tantôt lumineuses. Il se serait plutôt attendu à voir deux bandes seulement et non cinq. Young s’est alors rendu compte que la lumière était constituée d’ondes et non de particules telles qu’on le croyait avant lui.

Début du 20e siècle, Max Plank émit l’hypothèse que la lumière (une onde électromagnétique) n’était pas absorbée de façon continue, mais bien émise par paquet appelé quanta. Sa découverte réglait le problème du rayonnement des corps sombres que la physique classique ne pouvait expliquer et ouvrait la voie à la mécanique quantique.

Einstein (1879-1955), l’auteur de la théorie de la relativité démontra en 1905 que la lumière était constituée de particules émises par paquets, soit encore les quantas. Les physiciens se retrouvaient alors avec une définition de la lumière comme étant onde et particule.

Plus tard, les expériences se perfectionnant, un physicien parvint à faire que son projecteur n’émette qu’un seul photon à la fois, un détecteur fut placé entre le projecteur et les deux fentes, permettant de les enregistrer un à la fois, de savoir par quelle fente il était passé. Mais surprise, sur l’écran l’on obtint également les cinq bandes. Pourtant il n’y avait qu’un seul photon. Avec quoi interférait-il pour se transformer en ondes ? Richard Feynman (1918-1988) émit l’hypothèse que le photon unique à l’origine passait par tous les chemins possibles simultanément et qu’il interférait avec lui-même (et non qu’il se divisait), en fait il passait par les deux fentes en même temps. C’est ce qui fut appelé l’intégrale des chemins. Le photon pouvait faire le tour de la lune et passer par la fente ou prendre tout autre chemin, même dans le passé, pour revenir et passer par l’autre fente.

Un peu plus tard, l’on installa un détecteur entre le projecteur et les rainures. L’on réalisa alors que le photon passait par l’une ou l’autre fente, mais en regardant l’écran l’on s’aperçut que les bandes d’ondes étaient disparues remplacées par deux bandes et que si l’on débranchait le détecteur on obtenait a nouveau les cinq bandes. En reproduisant l’expérience de nombreuses fois, on se rendit compte que la nature de la lumière changeait en fonction de son observation. Non observée, l’on obtenait cinq bandes ; observée, deux bandes. De plus, on réalisa les mêmes expériences avec des électrons, qui sont, contrairement aux photons, des unités élémentaires de la matière, et l’on constata qu’on obtenait les mêmes résultats surprenants. Ce qui signifiait que la matière n’existe qu’en fonction de l’observation que l’on en fait. Si j’observe la particule, c’est une onde, mais si je ne la regarde pas, c’est une particule.

Wow ! La matière n’existerait donc que si on l’observe. Autrement dit, si personne n’avait jamais regardé les étoiles, elles n’existeraient pas. C’est donc notre conscience qui crée notre réalité et elle n’existe pas en dehors de notre observation. Werner Heisenberg parlait du monde comme un monde de potentialités ou de possibilités et que les atomes ou les particules élémentaires ne sont pas réels. C’est lui qui formula également le principe d’incertitude en quantique. C’est-à-dire qu’il est impossible de déterminer avec précision et en même temps la position et la vitesse exacte d’une particule. L’on peut mesurer l’une, mais l’autre demeure indéfinie, mais surtout, que c’est l’observation qui crée le parcours. Nielles Bohr (1885-1962) en 1912 découvrit qu’un électron passait d’une orbite de l’atome à une autre par saut quantique, c’est-à-dire de façon instantanée sans états intermédiaires. C’est comme si je passais, d’un seul coup, du château Frontenac à Québec à la tour Eiffel à Paris sans utiliser aucun moyen de transport. Il découvrit également qu’un objet quantique n’était jamais onde ou particule en même temps, mais que cela variait selon l’expérience présentée avec observation ou non.

Le physicien Erwin Schrodinger (1887-1961) a représenté une équation de la fonction d’onde, selon laquelle un électron peut se retrouver en deux endroits ou plus en même temps. Tous ses calculs démontraient que la mécanique classique et celle de Heisenberg décrivaient la même réalité. Un autre physicien Hugh Everett (1930-1982) développa la théorie des mondes multiples. Son ’hypothèse d’une super fonction d’onde ferait que l’univers se subdivise constamment en milliards d’univers parallèles, soit un méta univers.

On se trouvait donc avec deux factions. Il y avait ceux qui croyaient que le monde existe même sans notre présence ou notre observation et qu’il y avait toujours une relation de cause à effet, et qu’il peut être déterminé. Ce groupe était composé entre autres de Einstein Schrodinger et Plank. L’autre groupe comptait dans ses rangs Heisenberg, Bohr et d’autres. Pour eux, la matière avait une nature ayant plusieurs probabilités non déterminées et que les effets pouvaient précéder les causes. Une bataille rangée de sémantiques et de calculs eut lieu entre les deux groupes belligérants à Solvay en 1927. À la fin du débat, plusieurs d’entre eux décidèrent de mettre toutes les invraisemblances sous le tapis, à ne pas se préoccuper de leur signification philosophique et de se fier seulement à leur calcul.

Plus tard, en 1935, Einstein, Podolsky et Rosen (EPR) ont considéré que le principe d’intrication qui veut qu’une particule puisse être à deux endroits en même temps et interagir instantanément, et ce, peu importe la distance, entre les deux, violait le principe de limite de vitesse de la lumière, soit de 300 000 km/sec.

En 1982, Alain Aspect, un physicien français, prouva hors de tout doute que Einstein avait tort et Bohr raison et que la réalité (du moins ce que l’on croit réel) n’a aucune réalité sans observation et que deux particules intriquées (interreliées), interagissent entre elles, peu importe la distance. Cette expérience démontra que l’univers est un. Cependant, la limite de la vitesse de la lumière dans le monde visible demeure encore un mystère.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Expérience_d%27Aspect

À la suite à cette expérience, David Bohm (1917-1992), un physicien américain, dans son livre « Le Monde holographique de David Bohm » démontra que « Puisque la physique quantique fonctionne sans notion d’espace ou de distance, la matière n’est que de l’information, si bien que l’univers peut être comparé à un hologramme ». Il soutient, « Qu’à un niveau plus profond de la réalité, de telles particules ne sont pas des entités individuelles, mais qu’elles sont des extensions de la même chose fondamentale. » (Un hologramme est une image tridimensionnelle où chacune de ses divisions contient l’ensemble de l’information contenue dans l’originale).

.http://www.projet22.com/sciences/physique-quantique/univers-holographique-david-bohm.html

En 1984, John Wheeler, l’auteur de la théorie des trous de vers, décida de faire une expérience où le détecteur se trouverait entre les fentes du carton et l’écran, au lieu de le mettre entre le projecteur et les rainures. De plus avec une technique avancée il a réussi à faire que son système soit aléatoire et qu’il soit retardé à quelques milliardièmes de secondes. Pourtant il constata que la lumière devenait particules avant que la décision de l’observer soit prise, comme si elle savait qu’elle allait être observée et où l’effet semble précéder la cause. Ce qui est impossible dans notre vie de tous les jours. 

Une autre variante de l’expérience a été faite en 1991 en Californie, qui détermina que la simple observation n’était pas suffisante, c’est la possibilité de connaître la particule qui la crée.

Il découla de cette expérience que c’est notre conscience qui crée ce Monde.

Voici quelques autres caractéristiques et un résumé du monde fantastique du quantique:

Contrafactualité : des événements qui auraient pu se produire, mais qui ne sont jamais arrivés.

Dualité ondes-particules : Le meilleur exemple que je puisse donner est la lumière. Les photons agissent à la fois comme ondes et comme particules selon qu’on les observe ou pas. Cela est aussi valable pour les électrons ou autres particules qui agissent parfois comme des ondes.

Effet Tunnel : Lorsqu’un électron frappe un mur, il y a des possibilités pour qu’il se retrouve quand même de l’autre côté.

Indétermination : Il s’agit d’une incertitude constante par rapport aux données obtenues. Une particule peut être à deux vitesses à la fois, mais il est impossible de savoir à l’avance laquelle des deux est la bonne. Même chose pour toutes les mesures.

Incertitude : En quantique, on ne peut déterminer exactement à la fois la vitesse et la position d’une particule. C’est soit l’un soit l’autre.

Intrication : C’est le fait que deux particules ou systèmes sont reliés, peu importe la distance entre eux, de sorte qu’une action sur l’un se répercute sur l’autre.

Intégrale de chemin : Non seulement une particule peut être à deux endroits à la fois, mais elle peut également suivre plusieurs trajectoires à la fois.

La nature joue aux dés : c’est le fait que l’on peut obtenir un ensemble de résultats possibles dans une mesure observable. Tout à fait le contraire de la déclaration d’Einstein qui disait : « Dieu ne joue pas aux dés. »

L’observation : Un système peut être modifié seulement par l’observation du dit système.

Quantification : Dans la physique générale, l’observation d’un système ou d’un objet, donne un résultat fixe dans le temps. En quantique, il ne peut donner que certains résultats déterminés.

Superposition : Une particule peut être dans un mélange de plusieurs états à la fois, elle peut avoir deux vitesses ou être à deux endroits à la fois.

La grande question fondamentale qui implique la métaphysique et la spiritualité et pour laquelle la science n’a aucune réponse est celle-ci. Si le monde de l’infiniment petit fonctionne selon les règles de la théorie quantique et que le monde visible opère sous les lois de la physique générale classique ; comment se fait-il que l’univers qui est totalement fabriqué de l’infiniment petit ne fonctionne pas selon les règles qui régissent ce dernier ?

Comme tu peux le constater, tout tend à pencher vers l’illusion, le rêve. Dans ce super-hologramme qui a donné naissance à notre univers, tout est relié : le temps, l’espace, toutes les particules, le passé, l’avenir, les vies antérieures et les vies à venir, qu’elles soient dans une autre dimension ou dans des mondes parallèles. De plus en plus de physiciens se rendent compte que ce Monde est beaucoup plus compliqué et unifié qu’on le pensait avant, et beaucoup tendent à voir ce Monde comme de l’information en devenir. Ils ne sont toutefois pas encore prêts à dire que ce Monde est une illusion, un rêve, mais plusieurs conviennent qu’il pourrait être impossible à définir.

Autrement dit, ce Monde n’existerait pas si nous ne l’observions pas, et encore plus fort le passé non plus. En observant le monde aujourd’hui on crée le passé qui lui inversement crée le futur qui crée le passé et même une pluralité de passés. Encore beaucoup plus fort. Le réel crée la conscience et la conscience crée le réel ou ce que l’on considère comme tel. Ce qui fait que nous vivons tous dans une Grande Illusion. Nous ne sommes pas ici, en ce Monde, à moins de décider d’y être. Nous ne sommes pas malades, ne souffrons pas, ni ne mourrons pas à moins de le vouloir, même inconsciemment.

Pardon, paix et amour

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